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En transition · formation en préparation Carnet · Édition 01 Strasbourg — 48°35'N 7°45'E
Un carnet de route, pas un CV

Quitter la ligne de code
pour la ligne d'horizon.

Je m'appelle Philippe Combot. Pendant des années j'ai écrit des programmes, entraîné des modèles, administré des serveurs. Aujourd'hui je range tout ça et je prends la route. Pas une métaphore — une route, une vraie, avec un poids lourd, un volant, et les massifs du Grand Est pour horizon quotidien.

Point de départ Strasbourg, Bas-Rhin
48.5846° N, 7.7507° E
Cap Alsace · Vosges
Grand Est, France
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Carnet de citations 01 / 07
Rouler, c'est habiter un temps différent. Celui où l'on regarde vraiment ce qui passe, parce qu'on traverse au lieu de glisser.
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IChapitre un

Le virage, sans regret et sans demi-mesure.

J'ai passé mes années d'études penché sur des écrans, à apprendre comment les machines pensent. J'y ai trouvé de la rigueur, le goût des systèmes qui tiennent debout, la patience des choses qui marchent. Et puis, doucement, il m'a manqué le paysage.

Cette reconversion n'est pas un renoncement. C'est un réalignement. Je troque l'algorithme pour l'asphalte, le terminal pour le tableau de bord, la ligne de commande pour la ligne d'horizon. Les massifs remplacent les tableaux de bord analytiques. Les relevés de capteurs deviennent des bulletins météo de col.

Rouler, c'est habiter un temps différent. Celui où l'on regarde vraiment ce qui passe, parce qu'on traverse au lieu de glisser. — Carnet de route, ouverture

Le poids lourd, c'est une vocation qui se parle plus qu'elle ne s'écrit. Conduire une machine de cette masse, apprendre à la connaître, à la sentir dans une descente des Vosges ou une bretelle d'autoroute enneigée — c'est un métier d'attention. Et de responsabilité. Des choses que j'avais appris à cultiver devant un écran, et que je veux désormais exercer sur la route.

Ce site n'est plus un portfolio. C'est un carnet de route. Un préambule à un projet de vie qui va s'écrire kilomètre après kilomètre.

IIChapitre deux

Apprendre le métier, pas juste le permis.

Je vais bientôt entrer en formation chez Mauffrey Academy, le centre de formation du groupe Mauffrey. À l'issue : un CDI chez le transporteur qui m'aura formé.

Ce que je cherche dans cette formation, c'est la profondeur. Pas seulement conduire, mais comprendre : la mécanique de base, la réglementation sociale européenne, les temps de conduite, la sécurité, le chargement, le froid, l'éco-conduite, la relation avec le client final. Tout ce qui fait qu'un chauffeur expérimenté n'est pas juste quelqu'un qui sait tourner un volant.

Être formé puis embauché par la même maison, c'est un pacte simple : on m'apprend un métier exigeant, je le rends sur la route. C'est exactement le cadre concret que je voulais pour ce virage.

01Permis CE
02FIMO marchandises
03Sécurité & ADR
04Éco-conduite
05Chronotachygraphe
06Mécanique de base
IIIChapitre trois

Un territoire choisi. Deux massifs pour horizon.

Je ne fais pas ce choix pour prendre la route n'importe où. Je le fais pour prendre la route ici. Dans le Grand Est, entre la plaine d'Alsace et les crêtes des Vosges, là où le paysage change tous les vingt kilomètres et où chaque saison redessine les cols.

L'Alsace a cette densité de villages, de vignobles, de routes secondaires qui serpentent. Les Vosges ont le silence des forêts de sapins, les cols qui montent fermes, la neige en hiver, la brume matinale sur les hautes chaumes. Conduire ici, c'est lire un territoire.

Mon futur camion — celui qui deviendra aussi mon foyer — me permettra de ne plus séparer la route du reste. Travailler dans ces paysages la journée. Dormir sur une piste forestière ou un parking de col la nuit. Vivre en dialogue avec les saisons.

  • Vosges du NordParc naturel régional
    Forêts de grès rose, villages fortifiés, silence.
    ↑ 581 m
  • Hautes-VosgesRoute des Crêtes
    Chaumes, lacs, cols exigeants en hiver.
    ↑ 1424 m
  • Plaine d'AlsaceRied & Kochersberg
    Villages, vignobles, axes rhénans.
    ↑ 150 m
  • Vallées alsaciennesMunster, Thur, Bruche
    Vallées encaissées, routes étroites, fermes d'altitude.
    ↑ 700 m
IVChapitre quatre

Un poids lourd, aménagé, comme foyer.

MAN TGM 4x4 cabine jour avec cellule habitable expédition, stationné en terrain rocailleux à la lumière dorée de fin de journée — le camion visé pour le projet. Survoler · phares
Le camion MAN TGM 4×4 · cellule expédition · capacité offroad Projet · à venir

Au bout de cette formation, il y a le métier. Au bout du métier, il y a un projet de vie plus vaste : vivre à long terme dans un poids lourd aménagé offroad, basé dans le Grand Est, capable d'aller se poser sur les pistes des Vosges autant que de rejoindre les grands axes quand le travail l'exige.

Pas une cabine qu'on quitte le soir pour un appartement. Un véritable foyer mobile. Un espace pensé pour durer, pour traverser les hivers alsaciens, pour être aussi chaleureux un dimanche de novembre dans une clairière qu'un mardi de juillet sur un parking d'aire.

Un toit qui bouge, mais une vie qui tient debout.

J'ai une image précise en tête. Un MAN TGM 4×4 avec cellule expédition — le format que j'ai toujours trouvé juste : assez compact pour se faufiler sur une piste forestière, assez capable pour passer partout, assez grand pour y habiter vraiment. C'est ce châssis-là, ou très proche, qui deviendra ma maison.

L'aménagement viendra à son rythme : autonomie énergétique solaire, isolation sérieuse pour les froids d'hiver, capacité offroad assumée. Chaque choix technique servira une seule intention : habiter la route sans la subir.

VChapitre cinq

La route le jour, les étoiles la nuit.

Le métier de chauffeur va remplir mes journées. Mais il y a une autre passion qui m'accompagne depuis longtemps, et qui prend toute sa place quand le moteur s'éteint : l'astronomie, et plus précisément l'astrophotographie.

Photographier le ciel profond, c'est un travail d'une lenteur fascinante. Des heures de pose accumulées sur une nébuleuse, des nuits entières à laisser un capteur boire la lumière d'une galaxie distante de millions d'années-lumière. Au final, des images qu'aucun œil humain ne pourrait jamais voir directement.

Vivre en montagne, dormir sous les étoiles, photographier le ciel — la même phrase, trois fois.

C'est aussi pour ça que les Vosges m'attirent autant. Le massif fait partie des zones les plus préservées de France en matière de pollution lumineuse. Loin des halos urbains, le ciel y reprend sa profondeur. La Voie lactée redevient visible à l'œil nu en été, et les nuits d'hiver, sèches et claires, offrent des conditions d'observation rares.

Mon futur foyer mobile devient alors aussi un observatoire mobile. Un endroit où le télescope se déploie là où le ciel est noir. Là où la météo coopère. Là où la patience trouve son temps.

Voir la galerie · filou-cosmos.fr
Sur la route · bientôt

On se croise quelque part ?

Une question sur le projet, un café à Strasbourg avant le départ, un transporteur qui veut discuter, un chauffeur qui partage un bout d'itinéraire dans les Vosges, un astronome amateur de passage : la porte est ouverte.

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